Resonance Records Launches Live at the Jazz Showcase Series

Resonance Records Launches Live at the Jazz Showcase Series

Resonance Records lance la série Live at the Jazz Showcase

Le prochain Record Store Day aura lieu le 18 avril. Pour cet événement, Resonance Records sortira sur vinyle quatre albums d’archives enregistrés au Jazz Showcase, et le 24 avril ces mêmes albums seront également disponibles en CD. Le Jazz Showcase est une boîte de nuit de Chicago qui a ouvert en 1947 et qui est toujours actif. J’y suis allé deux fois — une fois pour voir Sam Rivers, et plus récemment Chico Freeman — et à chaque fois j’ai pu ressentir l’histoire de ce lieu historique du jazz où d’innombrables grands du jazz se sont produits. Je n’aurais toutefois jamais imaginé qu’un trésor de bandes existe chez des musiciens qui y avaient joué. Il a fallu le « détective du jazz » Zev Feldman pour le dénicher, et félicitations à Zev pour continuer à dénicher d’autres enregistrements auparavant inédits par des légendes du jazz.

Les artistes représentés dans les quatre premiers releases de Jazz Showcase — Joe Henderson, Ahmad Jamal, Yusef Lateef et Mal Waldron — donnent une idée du calibre des musiciens qui apparaîtront dans la série. Les enregistrements de ce lot proviennent tous des années 1970, et les sorties vinyle sont toutes des doubles ou triples albums.

Enregistré en 1978, Consonance: Live at the Jazz Showcase de Joe Henderson est un ensemble de 3 vinyles qui comprend des titres familiers pour les fans de Henderson, dont deux morceaux tirés du classique Blue Note 1966 Inner Urge (le morceau-titre et « Isotope »), « Relaxin’ at Camarillo » (une composition de Charlie Parker qui était le titre d’un LP de 1979 par Henderson), et « Invitation » tiré de Tetragon de 1968. Henderson dirige un quartet sur cet ensemble de 3 vinyles, avec le batteur Danny Spencer, le bassiste Steve Rodby et la pianiste Joanne Brackeen. En captant Henderson en grande forme, Consonance rappelle aussi avec force pourquoi Brackeen a eu un tel impact dans les années 1970. Tout le quartet est en feu, Henderson et Brackeen enchaînant solos éblouissants après l’autre.

Ahmad Jamal’s At the Jazz Showcase: Live in Chicago est un ensemble de 2 vinyles enregistré en 1976 avec le bassiste John Heard et le batteur Frank Gant. Les fans de Jamal vont adorer cette sortie, qui comprend des interprétations inspirées de « Theme from M*A*S*H », « Prelude to a Kiss » de Duke Ellington, et « A Nightingale Sang on Berkeley Square ». Les amateurs de crate-digging apprécieront la version de Jamal de « Dolphin Dance » d’Herbie Hancock et « Wave » d’Antonio Carlos Jobim, tous deux originaires de l’illustre The Awakening de 1970. Tout simplement, c’est le meilleur Ahmad Jamal.

Enregistré en 1975, Alight Upon the Lake: Live at the Jazz Showcase voit Yusef Lateef diriger un quartet avec le pianiste Kenny Barron, le bassiste Bob Cunningham et le batteur Albert « Tootie » Heath. Cet ensemble de 3 vinyles couvre une grande variété de styles. Lateef propose un ténor dur dans « The Untitled », « Mutually Exclusive », « Inside Atlantis », « Straighten Up and Fly Right » et « Yusef’s Mood ». En hommage à Ben Webster, « I Remember Webster » met en valeur un Lateef au ténor émouvant, qui se concentre ensuite sur la flûte dans « Eboness », « Opus 1 & 2 » et « Golden Goddess ». Le nom de Kenny Barron a beaucoup fait parler TAS récemment en raison de projets récents ainsi que de certains rééditions de prestige. Il peut vraiment s’étendre ici, son rôle s’élargissant sur certains matériaux plus ouverts. Fans de Yusef Lateef, ne dormez pas sur cette sortie.

Mal Waldron dirige un trio comprenant le bassiste Steve Rodby et le batteur Wilbur « the Chief » Campbell sur Stardust and Starlight: At the Jazz Showcase, un ensemble de 2 vinyles enregistré en 1979. Trois performances en solo au piano — dont une belle interprétation de « ’Round Midnight » — se distinguent par leur lyrisme. Quand le saxophoniste Sonny Stitt rejoint Waldron pour « Old Folks » et « Stardust », il est émouvant d’entendre ces deux vétérans s’allier pour des standards qui, à ce stade de leur carrière, faisaient partie de leur ADN. Cette nuit-là, comme c’était souvent le cas au Jazz Showcase (et cela l’est toujours, d’ailleurs), il y avait beaucoup d’histoire dans l’air.

Comme on peut s’y attendre avec les projets de Zev Feldman, les standards de production sont très élevés pour ces sorties, avec des inserts comprenant des photographies de haute qualité, des interviews et des notes de pochette qui réussissent parfaitement à planter le décor. Les vinyles ont été masterisés par Matthew Lutthan au The Mastering Lab et pressés chez LeVinylist. Lorsqu’on écoute des enregistrements d’archives pour la première fois, j’ai tendance à me préparer à certains défauts, notamment un piano au son brouillé, des cymbales granuleuses, des lignes de basse quasi inaudibles, des instruments qui sortent du mix et un mix déséquilibré. Aucun de ces désagréments ne s’applique ici. La basse garde une présence constante, et c’est aussi le cas pour les tambours, qui sonnent réels plutôt que granuleux. Si ces sorties ne possèdent pas l’immédiateté et la clarté énergiques des meilleurs enregistrements audiophiles, elles restent néanmoins soniquement à égalité avec les anciens LP de jazz historiques qui font désormais partie du canon du jazz, et cela compte parce qu’il y a une certaine magie dans ces sillons.

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April 11, 2026 at 01:35PM